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Engagement : une délégation nationale à l’AFOCAL

Article de l'AFOCAL - Publié le 19 mai Commentaires fermés sur Engagement : une délégation nationale à l’AFOCAL

BAFA, BAFD, programmes éducatifs « citoyenneté » ou service civique, les équipes de l’AFOCAL rencontrent des milliers de jeunes chaque année. Elles les accompagnent pour qu’ils prennent confiance en leur capacité de contribuer à l’avènement d’une société plus juste, plus fraternelle et plus respectueuse de l’environnement. C’est à la fois une ressource et une chance.

En créant le poste de « délégué national à l’Engagement et aux actions éducatives », l’association affirme sa volonté de jouer un rôle dans les politiques jeunesse développées par les pouvoirs publics.

C’est Vincent HARDOUIN, auparavant délégué régional Normandie, qui en reçoit la responsabilité. Retrouvez sa présentation et ses axes de travail dans l’entretien ci-dessous.

Qui êtes-vous ?

Vincent Hardouin, j’ai grandi dans le monde rural, au sein d’une famille où le bénévolat a toujours été présent. Adolescent, curieux de tout, je rêvais à de nombreux métiers (pompier professionnel, éducateur sportif, artisan, chef d’entreprise, musicien, metteur en scène… et j’en passe !). Après une année de fac de sport, durant laquelle j’ai passé le BAFA, une réorientation vers la gestion agricole et finalement, j’ai accepté une mission de coordinateur d’un service jeunesse. Puis l’AFOCAL.

Lorsque j’ai l’occasion de témoigner devant des jeunes, j’aime leur dire que mon BAFA, mon BAFD et, surtout, mon engagement bénévole dans le scoutisme et la direction de séjours de vacances ont été de formidables leviers pour découvrir et enrichir mes compétences. Ils m’ont offert un métier qui me permet de vivre pleinement mes valeurs !

Quelle est votre feuille de route ?

Bien que l'AFOCAL officialise en moi aujourd'hui son "premier délégué national", le projet existe depuis 5 ans. Ce qui est nouveau, c’est de prendre le temps et de se donner les moyens de coordonner les actions réalisées par les délégations régionales au service des jeunes et de tous les acteurs éducatifs.

A côté de l’animation volontaire, historique, et alors que se développent des expérimentations sur la formation professionnelle, il est apparu important au Conseil d’administration de donner de la visibilité au dynamisme de nos équipes sur ce nouveau champ de développement, pour donner encore plus de sens à notre projet associatif.

De quoi s’agit-il exactement ?

En fait, l’activité de la délégation nationale est fondée sur l’organisation d’un réseau d’accueil de volontaires en Service Civique et sur la convention-cadre qui lie l’AFOCAL et l’Agence Nationale pour la Cohésion des Territoires, dans le cadre du plan de formation « Valeurs de la République et Laïcité ».

Elle continuera de déployer le dispositif « Vivre ensemble ? J’agis avec toi ! », à destination des animateurs d’accueils collectifs de mineurs, avec le soutien de la DILCRAH, de la DJEPVA et en lien avec la chaire Unesco de la Fondation du Camp des Milles - Mémoire et Education,

Avec nos adhérents et partenaires, nous voulons aussi développer le programme « Citoyens de l’Espérance » qui comprend des formations destinées aux volontaires en Service Civique ou des actions qui répondent aux besoins des collégiens - lycéens.

Enfin, nous serons attentifs aux appels à manifestation d’intérêt des collectivités locales ou des établissements scolaires sur tous les sujets qui relèvent de l’éducation citoyenne.

Quel sont les objectifs ?

Clairement, le but premier est de jouer un rôle dans la mise en œuvre des politiques publiques qui soutiennent l’engagement des jeunes. Notre projet est de les accompagner dans leurs responsabilités au service des autres et de leur permettre de contribuer au bien commun.

S’investir dans les dispositifs publics qui encouragent l’engagement, c’est augmenter notre rayon d’action et assumer notre propre responsabilité éducative, qui est d’agir pour les familles, les enfants et les jeunes.

Liée de manière intime au monde des colonies de vacances, l’AFOCAL tient aussi à rappeler dans ce contexte que l’éducation populaire, l’animation volontaire, sont des lieux dans lesquels des jeunes peuvent s’engager. Ici, on leur fait confiance et la confiance c’est essentiel pour grandir !

Quels moyens sont mis en place ?

La délégation nationale n’est pas une aventure solitaire. Nous avons depuis longtemps des équipes structurées pour organiser les sessions BAFA/D. Nous faisons donc le pari de construire une équipe compétente et prête à répondre à de nouveaux défis !

Il s’agit de continuer de fédérer nos adhérents et nos partenaires, pour rejoindre et former plus de jeunes, d’enseignants, de familles…  et d’animateurs ou directeurs bien sûr.

Nous voulons consolider nos liens avec les DRAJES en intégrant, par exemple, les comités de pilotage du Service National Universel ou en jouant dès ce mois de juin, un rôle opérationnel auprès de l’Etat pour les jeunes volontaires qui vont le vivre.

Nous avons récemment demandé le soutien de la DJEPVA pour nous aider à structurer la délégation, mais aussi l’appui du FDVA et du FONJEP, dans les territoires où des actions sont en cours.

A terme, nous serons capables de soutenir nos équipes en interne pour qu’elles proposent, partout, une ingénierie de formation et des actions éducatives innovantes avec, et pour tous, nos partenaires.

Quelles sont vos prochaines actions ?

D’ores et déjà, nous poursuivons les actions engagées partout en France.

Nous travaillons à élargir notre offre de missions de Service Civique, à bâtir de solides partenariats d’intermédiation et à conserver le haut niveau de qualité de nos formations civiques et citoyennes, qui accueillent plus de 750 volontaires chaque année.

Nous allons monter en charge sur les actions du plan « Valeurs de la République et Laïcité » et, avec prudence, investir le Service National Universel, car nous pensons que si le dispositif doit se maintenir il est important que notre vision de l’engagement, et celle de notre réseau, y soit représentée.

Nous devons aussi continuer d’enrichir notre plan de prévention des discriminations en sollicitant de nouveaux partenaires, comme le Mémorial du Camp de Rivesaltes, qui viendraient compléter nos liens avec la Fondation du Camp des Milles.

Dans la dynamique de plaidoyer que nous portons au sein du CNAJEP, avec le soutien du Conseil Régional de Normandie et de partenaires déjà mobilisés, nous continuons de développer de nouvelles actions d’éducation à la Paix qui intégreront prochainement des initiatives liées aux Objectifs de Développement Durable.

Tous ces projets viendront aussi nourrir nos sessions BAFA et BAFD, car ces formations représentent pour l’AFOCAL, comme pour la société, à la fois une ressource et une chance : rencontrer et rassembler des milliers de jeunes chaque année, pour qu’ils prennent confiance en leur capacité de contribuer à l’avènement d’une société plus juste, plus fraternelle et plus respectueuse de l’environnement !